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Nadjette Salmi : de l’architecture en Algérie au photovoltaïque en France

Pour commencer, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Mon parcours n’est pas vraiment linéaire. À l’origine, je suis architecte de formation. En Algérie, j’ai travaillé pendant près de cinq ans dans un petit bureau d’études. J’aimais mon métier : concevoir, imaginer, donner forme aux projets. Mais au bout de quelques années, une question s’est imposée : et maintenant ?

J’avais l’impression d’avoir fait le tour de mon environnement professionnel et je voulais pousser les portes plus loin, sortir complètement de ma zone de confort.

Puis est arrivée la période du COVID, une vraie remise en question. Je me souviens m’être dit : « Je vais bientôt avoir 30 ans. Si je veux tenter quelque chose, c’est maintenant. » J’ai alors pris une décision qui a tout changé : reprendre mes études. J’ai candidaté et été acceptée à l’Université de Lorraine, à Metz, pour un Master en urbanisme.

Nadjette Salmi

Ce choix représentait bien plus qu’une simple formation. C’était une manière d’élargir ma vision : passer de l’échelle du bâtiment à celle du territoire, comprendre les dynamiques urbaines, les enjeux d’aménagement et les défis environnementaux.

Mais c’était aussi un défi personnel. Je n’avais jamais quitté l’Algérie. J’ai pris mes économies, quitté le foyer familial (la première de ma famille à le faire) et je suis partie en France pour une nouvelle étape de ma vie. Pendant deux ans, je suis redevenue étudiante.

À la fin de mon master, le hasard a fait le reste. Je suis tombée sur une offre d’emploi dans un secteur auquel je n’avais pas forcément pensé auparavant : le photovoltaïque. Et pourtant, cela faisait totalement sens. Urbanisme, aménagement du territoire et transition énergétique sont profondément liés. Je me suis donc dit : « Pourquoi pas ? »

J’ai rejoint une entreprise en Charente, en tant qu’assistante urbaniste. Ce poste m’a permis de découvrir un nouveau secteur, d’apprendre énormément et de donner une nouvelle dimension à mon parcours. Avec le recul, je réalise que les virages professionnels qui semblent les plus risqués sont parfois ceux qui ouvrent le plus d’opportunités. Et parfois, tout commence simplement par une décision : oser essayer.

C’est ainsi que j’ai rejoint Feedgy, pour travailler sur le développement de projets de centrales photovoltaïques au sol.

En quoi consiste ton rôle de Chargée de Démarches Urbanistiques au sein de Feedgy ?

Concrètement, mon rôle commence une fois que les équipes commerciales ont sécurisé un projet. À partir de là, je prends le relais pour analyser sa faisabilité sur le plan urbanistique et environnemental. L’objectif est simple : s’assurer que le projet peut réellement voir le jour et qu’il respecte l’ensemble des contraintes réglementaires.

Si toutes les conditions sont réunies, je donne le feu vert en interne pour lancer les premières démarches administratives. Cela passe notamment par la préparation du dossier de demande d’examen au cas par cas, une étape clé pour évaluer les impacts environnementaux du projet. Une fois cette autorisation obtenue, nous pouvons déposer une déclaration préalable et poursuivre le développement de la centrale.

Je consacre également une part importante de mon temps au suivi administratif des projets de photovoltaïque de repowering. Cela implique de travailler en coordination avec de nombreux acteurs : les gestionnaires de réseau comme Enedis, les acheteurs d’électricité tels que EDF OA, mais aussi les équipes externes, notamment le bureau de contrôle.

Au quotidien, mon rôle consiste donc à orchestrer toute la dimension administrative et réglementaire des projets, pour permettre leur avancement dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais. C’est un travail exigeant, qui demande beaucoup de rigueur et d’anticipation. Dans ce domaine, la moindre erreur administrative peut ralentir, voire compromettre l’avancement d’un projet.

À quoi ressemble une journée type chez Feedgy ?

Dans ce métier, il n’y a pas vraiment de journée type et c’est justement ce qui le rend stimulant.

Les priorités évoluent constamment. Il faut réorganiser ses tâches, traiter l’imprévu, et certaines missions prévues passent forcément au second plan.

Et finalement, c’est aussi ce qui rend le quotidien dynamique. J’aime ce côté « action » : les échanges avec différents interlocuteurs, les nouveaux défis, les pistes à explorer, les solutions à trouver. Chaque journée apporte son lot de situations nouvelles.

Bien sûr, ce rythme peut parfois être exigeant. Il arrive de terminer la journée en sachant que tout ce qui était prévu n’a pas pu être traité, et que certaines tâches nous attendront la semaine suivante. Cela demande organisation et capacité d’adaptation.

Mais ce qui me plaît le plus dans mon métier, c’est de travailler sur des projets concrets : voir un projet avancer, accompagner des clients satisfaits, observer les résultats se matérialiser… Tout cela donne du sens à mon travail.

Que dirais-tu à une personne qui souhaite se lancer dans ce métier ?

Ne pas se limiter. Oser questionner, apprendre par l’action et, surtout, avoir confiance en soi. C’est souvent en sortant de sa zone de confort que l’on progresse le plus.

À propos de Feedgy

Leader du repowering photovoltaïque, Feedgy accompagne les producteurs d’énergie solaire dans la modernisation et l’optimisation de leurs centrales existantes. L’entreprise intervient sur des installations vieillissantes afin d’en améliorer la performance, la fiabilité et la rentabilité, en remplaçant notamment les équipements obsolètes par des technologies plus efficaces.