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Catherine Baraillé, cheffe de projet photovoltaïques chez Feedgy

Catherine Baraillé, cheffe de projets photovoltaïques : «J’aime mettre en musique les équipes et voir les projets prendre vie sur le terrain»

Pour commencer, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Catherine Baraillé : J’ai un peu plus de quinze ans de carrière derrière moi, avec un parcours assez atypique. J’ai toujours aimé changer de secteur, me renouveler, même si ce n’est pas toujours évident en France où l’on a tendance à vous enfermer dans une case. J’ai commencé par une dizaine d’années dans l’informatique, chez Dell notamment, puis j’ai travaillé dans le tourisme. Et j’ai vécu un an au Sri Lanka et en Inde, où j’étais manager d’équipe et chef de projet.

Ensuite, je suis revenue en France et j’ai rejoint OpenClassrooms, dans la formation professionnelle en ligne. J’y ai connu une phase de très forte croissance, notamment pendant le Covid, avec tout ce que cela implique : adaptabilité, beaucoup de travail, une montée en compétences rapide, mais aussi une vraie dynamique collective.

Après cela, j’ai eu envie d’un nouveau challenge. Je me suis intéressée au secteur des énergies renouvelables, et plus particulièrement au solaire. J’habite à Montpellier, le soleil fait partie de mon ADN, et surtout, je voulais travailler dans un secteur qui a du sens et de l’avenir. C’est comme ça que je suis arrivée chez Feedgy, avec la chance qu’on me fasse confiance sur un poste de cheffe de projets photovoltaïques, un métier très concret, avec une vraie dimension terrain.

En quoi consiste précisément ton rôle de cheffe de projets photovoltaïques ?

Catherine Baraillé : Il n’y a pas de journée type, et c’est justement ce qui rend ce métier passionnant ! Le chef de projets intervient à partir du moment où le projet est signé par le commercial jusqu’à sa finalisation. On est responsable de bout en bout.

Concrètement, cela implique la relation avec le client, la visite technique pour comprendre les spécificités du site, les échanges avec le bureau d’études pour valider la solution technique, et avec le support administratif pour toutes les démarches réglementaires. Il y a aussi la consultation des sous-traitants, le choix des partenaires (sous-traitants, fournisseurs, etc.) , les interactions avec le bureau de contrôle à différents stades du projet, et la phase travaux.

Le chantier en lui-même est finalement assez court à l’échelle du projet global, quelques semaines, mais il est évidemment très intense. À cela s’ajoutent la coordination interne, la facturation, le suivi financier… Le chef de projets est le point de contact central, celui qui fait le lien entre tous les acteurs, internes comme externes.

Tu évolues dans un secteur encore très masculin. Comment le vis-tu au quotidien ?

Catherine Baraillé : C’est un petit challenge. Il y a de plus en plus de femmes dans le photovoltaïque, mais sur le terrain et sur les sujets techniques, elles restent minoritaires.

Globalement, les échanges avec les chefs de chantier des entreprises sous-traitantes sont constructifs, mais il m’est déjà arrivé que le rappel des règles de sécurité, notamment le port des équipements de protection individuelle, soit accueilli avec une certaine distance. Dans ces cas-là, je rappelle simplement et calmement les règles. J’ai parfois désamorcé la situation avec humour, en soulignant que j’avais même réussi à trouver des chaussures de sécurité en taille 36 ! Ça désarçonne, mais ça permet aussi de recadrer les choses.

Qu’est-ce qui te passionne le plus dans ton métier aujourd’hui ?

Catherine Baraillé : Ce que j’aime avant tout, c’est la coordination et le contact humain. J’aime mettre en musique des équipes très différentes autour d’un objectif commun. J’aime aussi beaucoup le lien avec les clients, notamment les agriculteurs. Ma famille était dans la viticulture, donc ce monde-là ne m’est pas étranger. C’est un univers authentique, concret et exigeant.

Et puis il y a le côté tangible du projet. On voit le résultat de son travail (projets de repowering avec remplacement des anciens panneaux solaires, construction de nouvelles centrales, projets en injection totale ou en autoconsommation). Un projet prend du temps, mais il aboutit à quelque chose de réel, qui fonctionne sur le terrain. Je suis très orientée résultats : j’ai besoin de voir l’impact concret de ce que je fais.

Quel conseil donnerais-tu à une jeune femme qui envisagerait de devenir cheffe de projet dans le photovoltaïque ?

Catherine Baraillé : Je lui dirais simplement d’y aller et de foncer. Tout s’apprend. On n’a pas besoin d’être ingénieure pour trouver sa place. Au-delà d’une appétence technique, ce sont surtout la curiosité, la capacité à apprendre et l’envie de s’impliquer qui comptent, sans oublier une entreprise telle que Feedgy qui est ouverte à intégrer des profils variés.

La question de la représentation est essentielle. Voir des femmes occuper ces postes peut permettre à d’autres de se projeter. Si quelqu’un l’a fait avant vous, alors vous pouvez le faire aussi. Et ça, c’est déjà beaucoup.

À propos de Feedgy

Leader du repowering photovoltaïque, Feedgy accompagne les producteurs d’énergie solaire dans la modernisation et l’optimisation de leurs centrales existantes. L’entreprise intervient sur des installations vieillissantes afin d’en améliorer la performance, la fiabilité et la rentabilité, en remplaçant notamment les équipements obsolètes par des technologies plus efficaces.